In foto Fernando Pessoa

L’abito del poeta (ita – fr – eng)

L’abito del poeta

La giacca color fumo di Londra
modellata ai fianchi aperta sull’azzurro
della camicia tesa sul petto
i calzoni eleganti nascondono
la sua vecchiaia, lasciano immaginare
la spirale di ferite che solca
la mia carne, forte il cuore
temprato dalle tempeste amorose
e la vecchiaia un dono della vita
come alla quercia gli anni centenari.
Sotto la scorza del tronco cosa si cela?
La polvere della terra che lenta sale
insieme alla linfa, ne soffoca la spinta vitale
la trascina in basso, la impasta col fango
trasforma la quercia in lapide di legno
e l’ eternamente verdi foglie in geroglifici
di parole desuete, dimenticate.

*
La robe du poète

La veste fumée de Londres
modelé sur les hanches, ouvert sur le bleu
de la chemise serrée sur la poitrine
les pantalons élégants cachent
la spirale de blessures qui sillonne ma chair,
laissent imaginer fort le cœur
trempé par les tempêtes amoureuses
et la vieillesse un don de vie
comme au chêne les années centenaires.
Sous l’écorce du tronc, que se cache-t-il ?
La poussière de la terre qui s’élève lentement
avec la sève, étouffe son élan vital
la traîne vers le bas, la pétrit avec de la boue
Transforme le chêne en pierre en bois
et l’ éternellement vert feuilles en hiéroglyphes
de mots désuets, oubliés.

*
The dress of the Poet

London smoke color jacket
tailored to his hips, open on the blue
of the shirt pressed tight across his chest
The elegant trousers conceal
the spiral of wounds that furrows my flesh,
suggesting a beautiful soul, a strong heart
tempered by the storms of love
and old age a gift of life
like a hundred years to an oak.
Beneath the bark of the trunk, what lies hidden?
The dust of the earth, rising slowly
with the sap, stifles his vital impulse
drags him down, kneads him with mud
Transforms the oak into tombstone of wood
and the eternally green leaves into hieroglyphs
of obsolete, forgotten words.

  1. Sedna scrive:

    Derrière notre écorce, se cache la beauté intérieure et celle ci est nettement plus importante. Le temps nous emporte en laissant ses traces.
    Laissons aller les mots se promener sur l’horizon des jours, ils sont une formidable évasion.

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